Les Sagas, Sites Historiques, et Fouilles Archéologiques en Islande.

Comme la plupart des gens qui s'intéressent à l'histoire de l'Islande le savent, ce pays a adopté le christianisme en l'an 1000, ce qui naturellement, en l'an 2000 a donné lieu à une grande célébration quand la population pouvait fêter 1000 de chrétienté dans ce pays (idem pour la Hongrie qui a également en l'an 1000 adopté cette religion). À l'occasion de cette grande fête qui a duré 3 jours pendant l'été 2000 à Þingvellir, le gouvernment de l'Islande a annoncé la création d'un fonds special très important, s'élèvant à 500 millions de couronnes islandaises, dont le but principal serait d'apporter de l'aide en matière de recherche sur tout ce qui touche à l'arrivée de christianisme en Islande, sur son évolution pendant ces 1000 ans, et notamment contribuer à l'étude et aux recherches archéologiques sur les principaux sites religieux de l'Islande, notamment sur les sites des anciens évêchés, et les lieus d'implantation des monastères, couvents, etc qui ont tous disparu lors de la Reformation, vers 1540.
Les premières bourses d'études et des subventions de ce fonds ont déjà été attribués pour les saisons 2001-2004, et d'ors et déjà, certains résultats tangibles et intéressants ont été obtenues, de telle sorte que l'on est désormais en droit d'affirmer qu'à ce moment, il règne un véritable Âge d'Or dans le domaine des recherches archéologiques dans ce pays, discipline qui pendant des années, voire des décennies, a été privée de moyens et laissée pour compte en Islande.
D'autre part, le développement dans ce domaine a été sérieusement freiné par le manque de archéologues et du personnel qualifié pour entreprendre des recherches, du fait surtout que les études et l'entrainement en la matière n'étaient pas disponibles dans ce pays, et que le peu d'étudiants désireux de l'étudier, étaient obligés de se rendre à l'étranger pour obtenir leurs diplômes. Or, tout celà est en train de subir une véritable métamorphose en ce moment, et à partir de l'année 2003 les premières séminaires sur l'archéologie ont été donnés à l'Université d'Islande, et avec un relativement grand nombre d'étudiants qui récemment ont achevé leurs études à l'étranger et qui sont rentrés au pays, nous pouvons affirmer que ce problème est quasiment résolu, et que l'avenir s'annonce très prometteur dans ce domaine dans les années à venir en Islande.

Récemment, par ailleurs, un nombre étonnant d'archéologues, d'universités et d'instituts de recherche ont commencé à s'intéresser à l'Islande (ou plus précisément: à s'y ré-intéresser car tel était aussi le cas vers la fin du 19ième siècle), avec plusieures fouilles ayant été menées par des chercheurs ou des collèges étrangers pendant la saison 2003. Ainsi, le nombre total de fouilles menées pendant cette saison-là, a atteint presque la trentaine, un nombre inoui et inespéré il y a seulement quelques années.

Notre but principal, en mettant au point ce circuit, consiste à donner au grand public, amateurs d'histoire et de l'archéologie, la possibilité de faire la connaissance de l'histoire de ce pays lointain, et d'assister à cette aventure qui se joue devant nos yeux, lorsque les chercheurs mettent à jour des objets qui ont reposé dans le sol pendant des siècles, et qui, une fois dévoilés, sont susceptibles de jeter une lumière toute à fait nouvelle sur des aspects souvent très mal connues ou inattendues de l'histoire de ce pays. Parfois, nous aurons aussi la possibilité d'interroger les chercheurs à pied d'oeuvre (avec leur accord bien entendu, ce qui est généralement facile à obtenir), des gens passionnés qui se font souvent un grand plaisir à répondre à des questions savamment posés sur tel ou tel aspect de leurs travaux.

Jour 1.

Nous débutons cette journée vers 8:30 du matin, par une visite de la Ville de Reykjavík, en concentrant nos efforts sur le vieux centre-ville ou la plupart des maisons datent du 19ième siècle, mais quelques-unes, par exemple dans la rue de Aðalstræti (Rue Principale) du 18ième, et c'est précisément ici, que des fouilles archéologiques ont eu lieu récemment qui ont permis de mettre à jour des vestiges d'une habitation datant de l'époque de la colonisation de l'Islande, et il y en a même des personnes qui se permettent d'affirmer que là, on a découvert la maison du premier colon de l'Islande, le Viking Ingólfur Arnarson, qui est arrivé en Islande depuis son pays natal, la Norvège vers l'an 874. Ensuite, nous irons voir le Þjóðminjasafn Íslands (Le Musée National de l'Islande), qui aura rouvert ses portes (espérons-le!) après quatre années de fermeture pour cause de rénovation totale. Nous nous rendrons également au Þjóðmenningarhús (La Maison de la Culture et de Civilisation Islandaise) qui se trouve dans la rue de Hverfisgata, dont l'intérêt principal est l'exposition très intéressante sur les manuscrit des vieilles sagas islandaises, qui a ouvert ses portes en Octobre 2003.
Après un déjeuner dans un petit restaurant symphatique du centre, nous allons quitter la ville, par voie de la vallée de Mosfellsdalur et de nous y rendre directement à la ferme de Hrísbrú, en suivant ainsi dans les pas de Egill Skallagrímsson, le héro de la Egils-Saga, qui a fini ses jours ici. À cet endroit, une équipe d' archéologues américains, sous la direction du Dr.Jesse Byock,ont mené des fouilles depuis 3 ou 4 saisons. Ensuite, notre chemin nous conduira à travers la lande de Mosfellsheiði, et bientôt le grand lac de Þingvallavatn se présentera à nos yeux. Nous allons nous acheminer directement vers le point de vue panoramique qui se trouve en haut du rift de Almannagjá, et ensuite descendre le rift à pieds jusqu'à Lögberg, le Rocher de l'Orateur, qui est l'endroit ou se tenaient les réunions de l'ancien parlement islandais, le Alþingi (littéralement l'Assemblée Générale) pendant près de 900 ans. Aux alentours de l'Alþingi, nous allons examiner quelques ruines des camps des parlementaires, et puis nous rendre à la vieille ferme de Þingvellir où, à côté de l'église des recherches archéologiques ont débuté l'année dernière, les premières en plusieures décennies dans un endroit d'une telle importance, c.a.d. l'endroit ou le premier parlement démocratique du monde à été fondé il y a près de 1100 ans.

Dîner et nuitée à Þingvellir ou à proximité.

Jour 2.

Le lendemain, notre chemin passera d'abord à travers la lande désertique de Lyngdalsheiði vers le lac Laugarvatn et le village pittoresque du même nom, et ensuite nous nous dirigeons vers le pays de Biskupstungur où nous allons d'abord nous rendre à une autre "ferme de colonisations" celle de Ketilbjörn Gamli (L'Ancien) à Mosfell avec son église de campagne typique et puis nous traverserons la rivière de Brúará, pour aboutir à Skálholt, où le fils de Ketilbjörn dénommé Teitur fut le premier colon, et où à son tour son petit-fils Gissur Hvíti (Le Blanc) œuvra pour l'adoption du christianisme dans le pays, et où enfin son arrière petit-fils Ísleifur fondait le premier évèché de l'Islande en l'an 1056. Tout d'abord, nous allons visiter la très belle cathédrale qui fut érigée ici en 1956, avant de nous rendre dans la crypte, où il y a une exposition photographique très intéressante sur les fouilles archéologiques que menait ici le Dr. Kristján Eldjárn, avant le début de la construction de la cathédrale, et qui ont permis de mettre à jour le sarcophage de l'évèque Páll Jónsson qui est mort et fut enterré sous le chœur de la cathédrale en l'an 1211. Dehors, nous allons observer les fouilles archéologiques qui ont commencé l'année dernière et qui ont pour but de déterminer la taille et l'étendu du village et des habitations de toute sorte qui entouraient la cathédrale pendant tout le Moyen Âge.

Après le déjeuner à Skálholt, nous allons nous diriger vers le nord-est, en suivant le cours de la rivière Þjórsá qui est le plus long cours d'eau du pays, et au moment de passer devant la ferme de Minni-Núpur, qui est le lieu de naissance d'un des pionniers en matière de la recherche archéologique de l'Islande, M. Brynjólfur Jónsson, nous allons refléchir sur l'état d'esprit de ces précurseurs qui, comme dans beaucoup d'autres pays au monde, ne s'intéressaient pratiquement qu'à la découverte d'objets sensationels ou spectaculaires, et ne prêtaient guère attention aux menus objets ou détails minuscules, sucsceptibles de pouvoir jeter une lumière sur comment nos ancètres menaient réellement leur existence.

En arrivant dans la vallée de Þjórsárdalur, qui fut dévastée lors d'une éruption volcanique terrifiante dans le volcan le plus actif de l'Islande, la Hekla, en 1104, et où les vestiges d'environ 20 fermes anciennes ont été localisées, nous allons nous diriger droit vers celle de Stöng, qui fut fouillée aussi par ce même Kristján Eldjárn en 1939 (pas encore Dr, car il tira sa thèse de doctorat de ces travaux!). Ensuite, à une courte distance de Stöng, nous allons visiter en visiter une reconstruction moderne, la première des maisons dites "d'hypothèse" en Islande, celle-ci appellée "Þjóðveldisbærinn" et bâtie en 1974 pour commémorer le 1100ième anniversaire de la colonisation de l'Islande. Cette expérience va nous donner un premier goût et aperçu sur comment la vie se présentait en Islande à l'époque des Vikings.

Enfin, nous allons contourner la montagne Búrfell par le nord, avant de repiquer vers le sud le long de la route du pays de Land, d'où, en général une vue imprenable du fameux volcan se présente aux visiteurs. Nous chercherons ensuite un abri dans un gîte rural (ou logement à la ferme, comme c'est généralement appelé en Islande) quelque part dans cette région de Rangárvallasýsla.

Jour 3.

Étant donné que nous nous trouvons à présent au cœur de la zone où se trouve la plus grande concentration de ces grottes qui ont été manuellement creusées dans le grès local, (il y en a plus d'une centaine, petites pour la plupart, mais quelques une sont grandes et impressionantes), grottes dont certains sont persuadés qu'elles sont préhistoriques et antérieures à la date fatidique de colonisation de l'Islande, c.a.d. l'an 874, nous n'allons pas nous priver de l'occasion de visiter quelques une d'entre-elles. Les grottes les plus accessibles se trouvent à la ferme d' Ægissíða, près du village de Hella, mais celles de Hellrar, Efri-Gegnishólar, et autres sont aussi relativement faciles d'accès, d'autres le sont moins (dont une qui possède un grand crucifix gravée dans un de ses murs, du type "latin" que l'on trouvait couramment en France (moins en Angleterre et Irlande) à partir de 500 jusqu'à vers l'an 1000.
Après le déjeuner à la cafétéria de Hvolsvöllur, nous allons prendre la direction de l'est, en passant devant la jolie cascade de Seljalandsfoss, et puis longer le glacier de Eyjafjallajökull, avant de quitter la route nationale et emprunter une petite départementale qui nous amènera au bord de l'océan, à un endroit qui se nomme Stóra-Borg, où se sont déroulées pendant près de deux décennies des fouilles archéologiques très importantes, sous la direction du Conservateur du Musée Folklorique deSkógar, auquel des gens avaient signalé que la mer était en train de ronger et de démoler le site d'un ancien cimetière. Après cette visite "in situ", nous allons naturellement nous rendre à ce musée, ou certains des objet trouvés lors des fouilles à Stóru-Borg sont exposés, et puis visiter le musée en la compagnie de M. Þórður lui même, qui se fait invariablement un grand plaisir à montrer son musée au connaisseurs avertis.
Poussant encore vers l'est, nous allons bientôt apercevoir le cap le plus méridional de l'Islande, le rocher de Dyrhólaey et puis nous rendre dans le pays de Reynishverfi, où à nouveau, nous allons emprunter un chemin mènant à la mer, d'abord pour voire les grands vagues de l'Atlantique Nord s'abattre lourdement sur la plage, et puis pour faire une randonnée vers la colline de Reynisholt, près de la ferme deGarðar, afin de voir les plus orientales de ces grottes faites de la main de l'homme, car plus à l'est d'ici, l'on n'en trouve plus. Enfin, après une courte escale au village de Vík í Mýrdal, nous allons traverser les grandes étendues désertiques du Mýrdalssandur, et traverser le champ de lave impressionant de Eldhraun avant d'arriver au village de Kirkjubæjarklaustur, pour un diner et la nuitée.

Jour 4.

La ferme de colonisation deKirkjubæjarklaustur,(litéralement "L'Église de la Ferme du Cloître"), détient une spécificité unique parmis les endroits du même genre en Islande, en ce qu'elle n'a jamais appartenu à un païen, vu que le premier colon à s'y installer était un chrétien qui s'appelait Ketill surnommé fíflski (L' Idiot), et il y a même des rumeurs persistantes qu'avant son arrivée , l'endroit avait été habité par ces personnages quasi-mythiques appelés par les vikings "papar" (papistes), dont nous présumons qu'ils 'etaient d'origine celtique, irlandaise ou écossaise. Plus tard, en 1186, un couvent de sœurs Bénédictines a été fondée ici à Kirkjubæjarklausur qui a subsisté ici jusqu'à la Reformation quand il fut démantelé, comme ce fut le sort de tous les autres couvents et monastères en Islande à la même époque.
L'emplacement de l'ancien couvent était oublié bien entendu avec aucune trace en n'étant plus visible nulle part sur le surface de la terre; ceci jusqu'à l'année dernière, quand des recherches archéologiques ont commencé, sous la direction de l'archéologue en chef M.Bjarni Einarsson, qui a rapidement tourné son regard vers la colline dont on s'avait que s'élévait autrefois l'ancienne ferme à Klaustur (comme il est connu familièrement). En l'espace de quelques jours de fouilles seulement, son équipe a réussi à mettre à jour plusieurs objets qui laissaient croire que l'on était probablement non loin du couvent, et puis enfin un objet, une pierre d'autel, qui fait penser que l'on est pratiquement "dessus". Mais il va falloir attendre l'été 2003, pour en avoir la confirmation!.
En ce lieu historique, nous allons observer les archéologues à pied d'œuvre, les interroger et puis nous familiariser avec l'histoire tumultueuse de Kirkjubæjarklaustur pendant les siècles suivants: les gigantesques éruptions volcaniques qui, coup sur coup, se sont abattues sur cette région, menacant de l'anéantir. Nous allons faire la connaissance du "Curé du Feu" Jón Steingrímsson qui officiait ici lors de la plus grande d'entre elles en temps historiques, en 1773-'84, et enfin nous allons nous rendre au "plancher de l'église" une étrange formation en orgues basaltiques se trouvant près de Klaustur.
Après cette visite compréhensive des lieus historiques du sud de l'Islande, nous allons prendre congé de cette partie du pays, et nous acheminer vers le nord en empruntant la piste de montagne de Fjallbaksleið nyrðri, avec une courte escale dans l'oasis "derrière les montagnes" qui s'appelle Landmannalaugar, (avec l'occasion d'un bain au naturel!), et puis nous diriger vers une seconde piste, celle de Sprengisandsleið, et finalement passer la nuit au refuge de Nýjidalur, qui se trouve près du centre géographique de l'Islande.

Jour 5.

Nous nous mettons en route de bonne heure le lendemain matin, en traversant des heures durant des zones arides et désertiques, jusqu'à ce qu'en fin de matinée, nous commencons à amorcer la descente du haut plateau du centre de l'Islande. Peu de temps avant de rencontrer les premiers point de verdure du nord de l'Islande, nous allons passer devant un lac qui s'appelle Íshólsvatn, qui lui, autrefois était aussi entouré de verdure qui a maintenant totalement disparu, victime de l'érosion des sols terrifiante, qui s'est abattue sur cette contrée vers la fin du 19ième siècle. Néanmoins, et assez paradoxalement, cette érosion a aussi eu quelques effet ou retombées bénéfiques en ce qu'elle a mis a nu quelques vestiqes archéologiques qui, sans elle, n'auraient jamais été découvert autrement. Ensuite, nous allons admirer la belle cascade de Aldeyjarfoss, entouré elle-aussi d'orgues basaltiques et puis nous descendons la longue vallée de Bárðardalur, dans l'embouchure dequelle nous allons trouver une autre belle cascade, c.a.d. Goðafoss (La Cascade de Dieux) et, amateurs d'histoire, nous allons nous remémorer l'histoire de Þorgeir Ljósvetningagoði, qui a joué un rôle prépondérant dans le déroulement des évènements qui ont apporté une transition pacifique du paganisme vers le christianisme à l'Alþingi en l'an 1000.
Après le déjeuner, nous allons prendre la direction de l'est, en direction dulac Mývatn, et une fois arrivés près de ce très joli lac, nous allons nous presser de gagner la ferme de Hofsstaðir où des recherches archéologiques importantes ont été menées depuis un certain nombre d'années, et qui touchent maintenant à leur fin. Leur but principal, comme partout ailleurs en Islande où le nom "Hof" (Le lieu du culte païen, comparable à une église dans le christianisme) apparaît dans le nom du lieu, était de trouver des signes ou des preuves irréfutables qu'il s'agissait effectivement là d'un lieu de culte païen, (culte d'Odin, Thor, Freyja, Baldur, etc). Or, malgré que les ruines d'un bâtiment énorme datant de l'époque des Sagas ait été mis à jour, il n'en restait pas moins que pas plus ici qu'ailleurs en Islande ou dans la Scandinavie dans sa totalité, l'on n'a pas réussi à trouver le moindre indice d'un tel lieu de culte.

Après notre visite de Hofsstaðir, nous allons nous diriger vers la ferme de Baldursheimur où la tombe de Viking la mieux conservée jamais trouvé en Islande à été découverte en 1860 (exposée au Musée National). Tout près, nous visiterons la ferme de Grænavatn, où se trouve un bâtiment assez intéressant, c.a.d. une sorte de transition entre le style de construction ancienne (ferme en tourbe) et les méthodes de construction moderne. Hélas, cette maison quasi-unique en Islande, est en assez mauvais état, ayant besoin de réparation urgentes, ou mieux encore d'une restauration totale du fond en comble.
Le reste de la journée sera consacrée à admirer les merveilles de la nature qui se trouvent tout autour de ce lac merveilleux, et en fin de journée, nous nous abriterons dans un des trois hôtels situés près du lac.

Jour 6.

Nous quittons la zone du lac Mývatn en partant vers le nord, à travers une autre grande étendue désertique, le Hólasandur qui, lui-aussi, était aussi couvert d'une belle verdure qui s'est transformé en désert au début du 20ième siècle, seulement ici, des travaux ont commencé il y a quelques années afin d'arêter voir reculer l'avancée du désert, et quoiqu'il soit un peu tôt pour ce prononcer, l'opération semble réussir. Arrivés dans la vallée de Aðaldalur, nous allons d'abord nous rendre au chef-lieu deGrenjaðarstaður où nous allons d'abord visiter la vieille ferme du style ancien (celle-ci est une parmi seulement 6 de préservées) et dans le cimetière, nous allons examiner une pierre tombale avec inscription en caractères runiques hélas indéchiffrables. De l'église de Grenjaðarstaður provient le seul objet islandais qui se trouve au musée de Louvre, une tapisserie dédiée à St Martin de Tours. Ensuite, nous allons monter l'étroite vallée de Laxárdalur, au fond de laquelle se trouve une autre ferme en tourbe, la Þverá, nettement moins opulente que la précédente, et beaucoup plus modeste et mieux représentative des maisons à la campagne autrefois en Islande, admirablement bien restaurée par le Service des Maisons Historiques en 1995.
Nous traversons ensuite la plus belle des rivières de pêche au saumon en Islande, la Laxá í Aðaldal, et, arrivant dans le pays de Kinn, nous alons nous distraire en allant admirer quelques "antiquités modernes" au Musée de l'Automobile de Yztafell, fondé par le fermier de cet endroit, qui, bien entendu, n'a pas oublié d'ajouter des beaux tracteurs, des camions, des grues et même des autochenilles à sa collection!. Ensuite, nous allons longer les rives du lac Ljósavatn, pour aboutir à la forêt de Vaglaskógur, qui est aussi une sorte d'antiquité car, terriblement dégradée pendant la même période que les érosions que nous venons d'évoquer, elle a été sauvée d'extrème justesse au début du 20ième siècle. Le très beau pont en arc de béton sur la rivière Fnjóskárbrú est lui-aussi une quasi antiquité, étant donné qu'il ne lui manque seulement 5 ans avant d'atteindre l'âge officiel des bâtiments anciens en Islande, à savoir 100 ans!

Franchissant le col de Vaðlaheiði, avec une belle vue sur le fjord d'Eyjafjörður, nous arrivons bientôt dans la principale ville du nord de l'Islande, Akureyri, où, après le traditionel tour de la ville, nous allons nous rendre au principal joyau de la ville, le Jardin Botanique ainsi que le petit musée local, le Minjasafnið dont les expositions sur l'évolution de la ville depuis ses origines en tant que minuscule poste de commerce danois, jusqu'à nos jours valent bien la visite.
Mais nous ne nous tarderons pas à Akureyri, car il nous reste à visiter les fouilles très importantes, à quelques kilomètres seulement au nord de la ville, à Gásar, qui était de loin le poste de commerce le plus important sur le fjord de Eyjafjörður, et du tout le nord de l'Islande des siècles durant. Ici, à l'embouchure de la rivière Hörgá, il y avait un port naturel qui fut utilisé depuis peu après l'ère de la colonisation jusqu'à la fin du 15ième, voire début du 16ième siècle, jusqu'à ce que le port s'encombre de limon et que le commerce se déplace vers Akureyri. Ici, sous l'escorte d'unguide très compétent du Minjasafn, nous visiterons ce site immense, dont l'étude a brièvement commencé en 2003, et va sans doute durer des années voire des décennies.

Après la visite de Gásar, nous allons nous détendre dans le jacuzzi d'un gîte rural au bord de la mer à Árskógsströnd ou bien dans un hôtel local.

Jour 7.

Nous débutons cette journée sur une not légère, en nous rendant au petit musée folklorique de Hvoll à Dalvík, dont l'attraction principale est la section dédiée au plus grand islandais de tous les temps, Jóhann "le Géant" Pétursson, qui mesurait 2m34: ses objet personnels, son vélo, ses chaussures, etc tous hors du commun. Passant ensuite par un long tunnel, nous arrivons au village de pêche de Ólafsfjörður, et puis franchissons le col de Lágheiði, et bientôt le fjord majestueux de Skagafjörður apparaît devant nos yeux. Deux îles ornementent ce fjord, d'abord la relativement plate Málmey et ensuite l'imposante Drangey dont la vue de ses hautes falaises nous fait irrésistiblement réfléchir 1000 ans en arrière, lorsque Grettir hinn Sterki (Le Costaud) et son frère Illugi se sont fait abattre ici dans cette forteresse presque imprenable, vers l'an 1030.
Dans le Skagafjörður, nous visitons d'abord l'ancien poste de commerce de Hofsós, où se trouvent quelques unes des plus vieilles maisons en existance en Islande (milieu du 18ième) et s'il y a des citoyens américains ou canadiens d'origine islandaise qui font partie de notre groupe, nous visiterons à ce moment-là le Centre d'Héritage Islandais d'Outre Atlantique, commémorant l'exode de milliers d'islandais vers l'Amérique au 19ième siècle, implanté dans une de ces vieilles maisons.
Mais il ne faut pas s'attarder, car nous avons háte de gagner l'évêché deHólar, l'endroit historique le plus important du nord de l'Islande, où des fouilles archéologiques commencées pendant l'été 2003 se poursuivent, recherches qui sont également destinées à durer plusieures années étant donné que le sol ici est littéralement truffé d'objets et de ruines de toute sorte, répartis sur une grande zone, et accumulées pratiquement pendant toute l'histoire de l'Islande. Les fouilles à Hólar sont exceptionellemnt bien organisées, en ce que tous les objet trouvés, et n'ayant pas besoin d'un traitement spécial pour assurer leur conservation, sont exposés immédiatement ou fur et à mesure des trouvailles au collège de Hólar où les visiteurs peuvent les admirer. À côté de ce collège se touve encore une "maison d'hypothèse", la Auðunnarstofa, qui est une reconstruction fidèle, financé par le gouvernement norvégien, d'une maison en bois érigée au 14ième siècle par un évêque à Hólar d'origine norvégienne nommé Auðunn surnommé Le Rouge (1313 -1322), si bien construite qu'elle resisté pendant près de cinq siècles ici à Hólar.

Après le déjeuner, nous traverserons l'estuaire du grand fleuve Héraðsvötn, et, en passant par la ville de Sauðárkrókur, nous nous rendrons d'abord à un autre lieu prééminent de cette vallée nommé Reynistaður où un couvent de sœurs bénédictine a été fondé en1295 et duré jusqu'en 1552, hélas, très peu de recherches archéologiques ont été effectuées ici mais la vielle chapelle en bois ici en vaut bien le déplacement. Remontant un peu plus la vallée, nous arrivons bientôt à un autre endroit très important,Glaumbær, dotée lui-aussi d'une de ces vieilles fermes en tourbe, à côté de laquelle des archéologues américains ont réussi l'année derière à localiser par des méthodes géo-physiques l'emplacement d'un bâtiment ancien important dont certains se permettent d'ors et déjà d'affirmer qu'il s'agit de la ferme de Snorri Þorfinnsson, fils du viking explorateur Þorfinnur Karlsefni et de sa femme Guðríður Þorbjarnardóttir qui ont hiverné vers l'an 1000 au Nouveau Monde où leur fils est né et il est donc le premier européen dont nous connaissons le nom à être né Outre-Atlantique. Après ce séjour, et divorcée au Groënland, Guðríður est venue s'installer à Glaumbær ou sons fils a pris lui a succédé, et ils y ont probalement fini leurs jours et sont enterrés dans le cimetière actuel ou bien dans un autre plus ancien que nous connaissons pas encore.
Pendant l'été 2003, quelques fossés ont été creusés à titre d'essai, mais les véritables fouilles ne commençeront que l'année prochaine. Ces mêmes archélogues ont aussi détecté l'existance de bâtiments importants à la ferme de Stóraseila, voisine de Glaumbær, mais il va sans doute falloir attendre plusieures années pourque ceux-ci seront étudiées.

Dîner et nuitée dans un bon hôtel dans la vallée de Skagafjörður.

Jour 8.

Aujourd'hui, après visite de la joli chapelle ancienne de Víðimýri, nous commençons par franchir le col de Vatnsskarð et une fois arrivés dans la région de Austur Húnavatnssýslu nous emprunterons plutôt les petites routes départementales le long du lac Svínavatn, que la route principale dans la vallée de Langidalur. Notre première escale sera les collines et monticules bizarres de Vatnsdalshólar et à côté l'endroit appelé Þrístapi, où la dernière peine capitale en Islande a eu lieu en 1830; ensuite nous irons à Þingeyrar où nous commençons par visiter la très belle église dont le matériau de construction est, fait rare, une belle pierre de taille islandaise. Dehors à nouveau, nous allons scruter les environs pour essayer de nous imaginer où se trouvait le monastère très important qui se dressait ici de 1133 jusqu'à la Reformation. Tâche difficile car cette propriété est immense et le moment venu, il va sans doute falloir employer les mêmes moyens qu'à Glaumbær et à Stóraseila pour y arriver. En attendant, rien nous empêche de laisser notre imagination vaquer quelques centaines d'années en arrière aux fidèles comme l'Abbé Karl Jónsson, le moine Oddur Snorrason, et sans doute un grand nombre d'hommes d'esprit et de foi qui se sont promenés dans ces champs ou filaient par les longs couloirs du monastères avant de regagner leurs pupitres, tremper leur plume dans l'encre et puis l'appliquer au vélin afin de conserver pour la postérité des contes et des faits comme la Sverris Saga, la Saga de Ólafur Tryggvason et sans doute quelques unes des autres sagas islandaises dont les titres et les auteurs nous sont à présent inconnus.

Notre prochaine destination non loin de Þingeyrar, est Borgarvirki, l'unique forteresse ancienne encore en existence en Islande, et lorsque nous nous promènons sur ses murailles épaisses, nous allons sans doute, comme tous les autres visiteurs de ce lieu, débattre si la construction en doit être attribué au principal seigneur de la région au 15ième siècle Loftur "le Riche" Guttormsson, ou bien à l'héro de l'époque des sagas Finnbogi rammi (le Fort), ou bien encore nous rallier à côté de ceux qui pensent qu'il s'agit d'une construction antérieure à la colonisation de l'Islande, comme les grottes du sud de l'Islande que nous avons déjà visité ?

Ensuite, nous allons rouler en direction du sud, jusqu'au fond du fjord de Hrútafjörður, traverser la lande de Laxárdalsheiði et ne plus nous arrêter avant d'arriver dans la vallée Haukadalur, dans la région de Dalasýslu, dans le ouest de l'Islande, où nous allons nous rendre à encore une de ces "Maisons Hypothétiques", cette fois-ci à la ferme d'Eiríksstaðir, ainsi nommé d'après celui qui parmi les Vikings est le plus célèbre de tous : Eiríkur Þorvaldsson, dit "Le Rouge", qui a vécu ici pendant un certain temps avant d'entamer son épopée héroique: la traversée d'une mer extrémement périlleuse, jonché d'icebergs, mettant le cap vers le ouest et ensuite la découverte et la colonisation du Groënland, tel que le relate sa saga, La Saga d'Erik Le Rouge. La découverte de l'Amérique par son fils Leifur Heppni (Le Bienheureux) Eiríksson il y a très exactement mille ans, ainsi que le relate la Saga des Groënlandais, nous sera évidemment aussi très présente à l'esprit à cet endroit.

Finalement, en franchissant le col de Brattabrekka, nous arrivons dans la vallée de Norðurárdalur, où nous alllons admirer les belles formes très typique de deux cratères volcaniques, les Grábrókargígar ainsi que les champs de lave les entourant, et puis nous rendre aux cascades de Hraunfossar et de Barnafossar avant de finir notre journée au chef lieu de la région, Reykholt , pour un dîner et une nuitée.

Jour 9.

À Reykholt, fief à l'époque des sagas du chef de clan et historien Snorri Sturluson (~1178-1241), les gens ont depuis des décennies pu admirer la belle forme de la beignoire en plein air de Snorri, et de s'engouffrir quelques mètres à l'intérieur du tunnel qui la reliait à sa maison qui se dressait probablement autrefois au sommet de la colline. Par conséquent, il était évident à qui voulait le voir, que quelque part sous cette colline ou bien sous l'ancien cimetière il y avait fort à parier que l'on trouverait la résidence de Snorri et/ou des vestiges de la forteresse dont nous savons qu'elle entourait ce lieu à cette époque. Hélas, pendant des décennies le manque de ressources financières à empêché le début des travaux en ce lieu si propice aux découvertes, ceci jusqu'à environ 4-5 ans quand l'archéologue Dr. Guðrún Sveinbjarnardóttir a enfin réussi à faire débloquer les fonds nécessaires pour y débuter les recherches. Très naturellement, Guðrún a commencé ses travaux en creusant dans la direction du nord-ouest, à partir de l'endroit ou le tunnel cessait d'exister. Hélas, malgré des espoirs très élévés d'un succès rapide au début, ces espoirs se ont vite estompés, du fait que les travaux ont avancé à un rythme de fourmi, étant donné qu'il fallait d'abord enlever couches sur couches de constructions ultérieures avant d'arriver à la couche datant de l'époque des sagas tant convoitée. Ici, par conséquent, l'on est désormais conscient du fait qu'il faudra aussi des années, voire des décennies pour mener ces travaux à leur terme. À Reykholt, il existe déjà au sous-sol de la nouvelle église une petite exposition très intéressante dédiée aux temps et aux œuvres de Snorri, et l'on souhaite aussi y implanter une bibliothèque spécialisée dans les ouvrages historiques, pour rendre hommage au plus grand des historiens scandinaves.

Notre prochaine destination sera la très puissante source chaude de Deildartunguhver, près de Reykholt, et ensuite, étant donné que nous avons visité tant de monastères et de couvents, nous allons nous faire le pélérinage en quelque sorte à l'endroit où le tout premier d'entre-eux fut fondé, c.a.d. à Bær, dans le pays de Bæjarsveit. Ici, il est généralement admis par les érudits, qu'un certain gentilhomme anglais, nommé Hróðólfur par les islandais (Rudolph), évêque de son état, et qui était aussi, d'après le peu que nous savons sur lui, étroitement apparenté avec le roi et saint anglais Edouard le Confesseur, dont le règne s'étalait depuis 1042 jusqu'à la conquète normande. Cette croyance est renforcée par le fait qu'après la fin de son séjour en Islande, il fut nommé Abbé à l'Abbaye d'Abington, dans le Northamptonshire, en l'année 1050. Il est aussi généralement reconnu par les érudits que c'est à Hróðólfur, que les islandais doivent leur alphabet (33 lettres) dit "anglais" qu'ils utilisent encore de nos jours.

De Bær, nous allons descendre le long de la rivière Hvítá, jusqu'à ce que nous atteignons la ville de Borgarnesoù nous allons d'abord nous rendre au tumulus du viking qui était le premier colon dans cette zone, et se nommait Skallagrímur Kveldúlfsson et puis nous promener dans le joli jardin botanique que les gens de Borgarnes ont amenagé autour du tumulus. Ensuite, nous allons nous rendre à la "ferme de colonisation" de Skallagrímur, Borg á Mýrum et nous remémorer la saga tumultueuse de son fils Egill, à savoir la Egils Saga, qui est généralement considéré comme étant la seconde meilleure des sagas islandaises (après la Njáls Saga). Dans le cimetière à Borg, nous allons aussi examiner une autre pierre tombale avec inscriptions runiques, dont on pensait pendant très longtemps qu'il s'agissait de la tombe du héro d'encore une autre saga, c.à.d. Kjartan Ólafsson, de la Laxdæla Saga, or, des recherches récentes ont révélé que sur cette pierre il est vraisemblablement écrit: "Hier hvíler Halr Hranason", c.à.d. Ici repose Halr Hranason.

Depuis Borgarnes, nous allons poursuivre notre voyage en direction du sud, pour nous rendre à Akranes, la principale ville du ouest du pays, où nous allons nous rendre au Musée Folklorique et de la Marine de Garðar qui possède une collection importante d'objets ayant non seulement rapport avec l'agriculture et les activités à terre mais aussi avec les travaux en mer et objets appartenant à la pêche, ce qui en fait le principal attrait. Cependant, il n'y a personne de disponible pour nous guider à travers cette grande collection, pour nous montrer l'emploi d'un tel ou un tel outil par exemple, (ce qui a rendu le musée de Skógar que nous avons visiteé au second jour aussi populaire) et par conséquent, nous devons nous fier à nos propres moyens ici, mais quoiqu'il en soit, nous pouvons admirer sans problèmes les os de baleine vieux d'environs 12.000 ans qui ont été trouvés récemment à 85 mètres au dessus du niveau actuel de la mer , dans les flancs du mont Akrafjall qui surplombe la ville.

Après une courte visite de la ville d'Akranes, nous allons emprunter le tunnel impressionant sous la mer, à l'embouchure du fjord de Hvalfjörður, pour arriver sous peu à Reykjavík, où les participants auront l'après-midi libre en ville, pour flâner à leur guise.

Durée: 9 jours, 9 nuits.
Nombre minimum de passagers: 2 personnes, Max: 10 (sauf groupe privé d'un plus grand nombre)
Départs: Un départ garanti, sinon à la demande,
Note: Si nous apprenons que des fouilles en cours ont produit un résultat spectaculaire, ou particulierement intéressant, nous seront eventuellement disposés à modifie l'itinéraire ci-dessus, et de nous rendre sur place pour y assister.
Départs prévus en 2014: Voir Départs ci-contre
Forfait par personne:
Supplément chambre individuelle: + 16%
Commission agences de voyage: Nous interroger.
Montant des Arrhes: 30%, supplément chambre individuelle: +16%

Conditions de Vente: (veuillez lire attentivement)

Services inclus: Le transport en autocar (4x4) et le guide parlant français, le logement dans un hôtel confortable ou bien dans un gîte rural du confort similaire, pension complète, depuis le déjeuner du premier jour jusqu'au déjeuner du dernier jour.
Note: Ce voyage, comme tout voyage en Islande, étant soumis aux aléas du temps, intempéries, tempêtes de neige, inondations, et autres "forces majeures" et susceptible de ce fait de ne pas pouvoir avancer, la compagnie Valferðir ehf, agissant de bonne foi, décline toute responsabilité pour des inconvénients ou des frais supplémentaires que cela pourrait occasioner.

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